Voyager seule et commencer une nouvelle aventure professionnelle : 8 mois après le départ ! Partie 1

Partie pleine d’énergie et d’envie de faire vivre ce blog et partager avec vous mon expérience de crêpière voyageuse, je n’ai pas été très généreuse voire pas du tout avec vous!

Mais croyez-moi, ces 8 premiers mois de voyage ont été remplis d’aventures, de réflexions, de rencontre, de nouvelles expériences… Un début d’aventure exceptionnel bien au-delà de mes attentes!

Faire un bilan de 8 mois de voyage en solo en quelques lignes, c’est l’objectif de cet article. Présenter un concentré de ce que 8 mois avec quelques grands objectifs mais pas de plan peuvent apporter: personnellement et professionnellement parlant.

 

Premiers pas en Asie du Sud-Est :  4 semaines en Thaïlande

Lors de mon premier week-end en Thaïlande j’ai écrit sur mes premières impressions sur Bangkok. C’était un vrai dépaysement, entre émerveillement et dégoût des odeurs de cette ville surpeuplée, en plein boom entre ultra modernité et tradition (système d’égouts très tradi également..).  Mais ce voyage a été bien plus qu’un week-end dans une grande capitale asiatique.

Entre déluge sur le sud de la Thaïlande qui compromettait mon voyage à Koh Phangan et les changements de plan habituels que l’on trouve en voyage… beaucoup de choses se sont passés!

Je me suis rendue sur l’île Koh Phangan malgré les pluies torrentielles car mon plan était basé sur la retraite de méditation ayant lieu sur cette île à des dates précises ! Heureusement le temps s’est amélioré mais malheureusement une fois sur place, j’ai appris que la retraite était annulée. Ne prenant pas de réservations, je n’avais pas téléphoné à l’avance… Tant pis, voilà une bonne excuse pour revenir plus tard sur l’île.

La retraite de méditation a lieu pendant la folle semaine de la Full Moon Party, l’une des soirées les plus connues au monde… Donc fêtarde dans l’âme (je ne suis pas bretonne pour rien 😉 )je suis restée  près de 2 semaines dans une auberge où les gens sont devenus comme une petite famille ! Le temps n’étant pas au beau fixe, nous avons privilégié les relations humaines aux sorties touristiques… Il faut savoir se laisser porter par le moment présent. L’île de Koh Phangan oscille entre paradis hippie et surenchère touristique et alcoolique, à vous de choisir ! Mais j’en parlerai plus en détails dans un article dédié.

J’ai continué le circuit que je m’étais créé en réservant mes trains de nuit en allant à Ayutthaya puis Chiang Mai pour quelques jours. J’ai eu les traditionnels quelques jours de maladie que l’on vit en Asie du Sud Est pour la première fois. Le vivre seule sans endroit où se reposer c’est dur mais cela fait une histoire « rigolote » à raconter (bientôt sur le blog).

Mes conclusions sur ce premier voyage solo sont d’une part que je n’ai jamais été seule ! Tellement de gens voyagent seuls en Asie que cela rend les rencontres d’une facilité déconcertante… Un vrai plaisir, j’ai gardé de très bons contacts avec nombre d’entre eux et même eu la chance de revoir une de mes amies  à plusieurs reprises en Nouvelle-Zélande.

Profiter et construire des souvenirs impérissables

Le plus important à retenir je pense est le concept que moins on fait de plans ou du moins de plans qui nous obligent à les suivre (réservations de transport, d’hôtels, activités etc….), plus on s’ouvre à l’imprévu qu’apportent rencontres, occasions, expériences, changements d’humeur… Le voyage ne devrait pas être une succession d’activités, de temples, de restos… mais une expérience, un VOYAGE, quelque soit son sens à l’instant T. il faut simplement réussir à profiter et construire des souvenirs impérissables. On oublie souvent (si vous aussi avez la curiosité d’un chaton avec la mémoire d’un poisson rouge..) les informations sur tel ou tel monument…. Profitez de ce que vous voyez et ne regrettez pas ce que vous n’avez pas vu. Le monde est de toute façon trop vaste!

 

Waiheke Island: un paradis terrestre pour les touristes et les pvtistes

Mon 2nd stop a été la nouvelle-Zélande. Voyage initialement prévu pour 5 mois dont 3 mois de travail intensif et 2 mois de voyage autour des 2 îles. L’expérience a été très différente !

Pour commencer… Je suis venue à Waiheke, petite île à 30 min de ferry d’Auckland pour le week-end rendre visite à mon amie Katouch qui m’avait motivée à me rendre en Nouvelle-Zélande avant de me rendre en Australie. Pour la faire courte ça a duré un peu plus longtemps… La preuve en est que j’y suis encore aujourd’hui !

Waiheke est une île absolument ravissante qui loge 8 000 habitants à l’année, un melting-pot entre locaux, ex-aucklanders qui font le trajet entre la ville et l’île tous les jours et beaucoup d’expatriés souvent en pvt ou ex pvt, pour la plupart d’Argentine mais également beaucoup de français. La plupart arrivent sur l’île grâce au bouche-à-oreille (cela fonctionne bien, j’en suis la preuve vivante ! ).

Une île magnifique et très hippie bien que changeante car le secret de ce petit paradis a été dévoilé!! Entre hippies pieds nus buvant du Kambucha et ne portant plus de cuir et les plus riches que riches, ceci est Waiheke ! Une île qui ressemble étrangement à la Bretagne avec un soleil qui nous frappe à nu , où 20 degrés au soleil nous fait penser à 35° C. Non on n’a pas froid l’été !

Une île basée sur l’hédonisme entre pêche et visite de vignobles et de leurs restaurants gastronomiques… Oui c’est un paradis.

Comment j’y suis restée`? J’ai décroché un job de Chef crêpière le lendemain de mon arrivée… en me rendant à la plage. Un de ces cafés qui servent des plans Vegan à côté de galettes complètes. (mais Gluten free ! ).

Des rencontres exceptionnelles, une vie nocturne permanente malgré seulement 2/3 bars sur l’île… Une folle vie pro et perso commençait pour moi. J’ai eu l’impression de revivre mon Erasmus en Espagne.

Devenir chef en Nouvelle-Zélande

Contrairement à la France, la Nouvelle-Zélande donne sa chance aux débutants ! Si tu montres ta hargne et ta motivation, tu peux être embauché en quelques secondes, ton travail sera le seul juge de ton habilité à occuper le poste. C’est comme cela que j’ai commencé en tant que chef. Je n’avais pas d’expérience mais je savais faire des crêpes ! J’ai décroché un job en 2 min pour un café en besoin désespéré. Après coup je sais pourquoi il a été si facile pour moi de décrocher le poste mais ce n’est pas la question actuellement. Beaucoup de la main-d’oeuvre est tournante, beaucoup de voyageurs mais aussi de personnes qui aiment changer de travail. C’est une autre culture. Le CDI n’existe pas  !

J’ai ensuite pu travailler dans un bar restaurant un peu plus « pro » et dans un styl restaurant où j’ai appris les bases du travail en cuisine, de la présentation d’une assiette et la préparation des différents plats pour le service ! J’étais chef de partie (assistante du chef car la cuisine ne contenait pas plus de 2 personne ahah).

Puis à mon retour après 3 mois de voyage, j’ai réussi à décroché un poste de chef de partie avec cette fois-ci une vraie section ! Salades et mets froids + mis en place des assiettes. Bref une opportunité incroyable dans un restaurant servant 1000 personnes pendant la haute saison , ouvert de 7h30 à 22h !

Ce que je vis aujourd’hui ne serait jamais arrivé en France où les diplômes sont souvent nécessaires et les standards plus élevés ce qui rend difficile de commencer à un tel niveau. Cependant ma motivation paie car en seulement quelques mois on me fait confiance et je travaille en quasi autonomie… Le temps nous dira si les politiques de recrutement en Nouvelle-Zélande et à Waiheke en particulier (car ils ont beaucoup de difficulté à trouver de la Main d’Oeuvre qualifiée) sont bonnes et meilleures par rapport à la France.

Pensant être à la plonge pendant 1 an pour payer mes voyages, je suis hyper-gâtée ! J’ai tellement appris, je prends tellement de plaisir tous les jours! J’apprends aussi les conditions de travail mais c’est un travail tellement intense que nos collègues deviennent nos amis et une sorte de communauté du monde de la restauration se crée et ce n’est plus très pesant car nous vivons tous la même vie !

Je pense que ce que je veux vraiment faire  à long-terme est de la pâtisserie mais pour l’heure j’apprends le travail d’une cuisine surbookée et c’est parfait!

Voilà pour les 4 premiers mois de ma folle vie de nomade ! La seconde partie dans la Partie 2 de cet article !

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A propos Adèle

Adèle est passionnée par les voyages et la culture gastronomique. Elle partage ici ses aventures et son amour pour les crêpes.

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